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2008 Technique mixte sur bois cm 50x120. Combustion, canne, ficelle, pastel, crai.
De la série:
"...je préfère la musique du désert..."
Postscriptum. Dans mon post de vendredi 9 janvier, Chronique du quotidien, la didascalie "...histoire pour un film sans nom..." est une phrase à attribuer à Emmanuelle Vial , le mien voulais etre un hommage "silencieux", à l'artiste de Trottoir Bleu, mais J'aurais du, justement, le signaler. Je m'en excuse avec Emma.
"...le coin des odeurs du monde..."
...dans mon atelier... rag time, no time, sans temps, en dehors de toutes règles de temps, couleurs, toiles à sac, tissus, poches à blé, pinceaux, café chaud, clous, marteaux, crayons,
pastels, odeurs, goûts, le temps d'être, naître, vivre, mourir, chaque travail a un odeur, espace, dessin, enchevêtrement, objets, accumulations, matières, taches, ficelles, goudron végétal,
montrer, cacher, ranger, évoquer, nier. Rouge carmin, bleu de cobalt, pierre d'azur. Je peins, j'écris, quelcun peut-être déchiffrera l'énigme. Effacer, marquer, teindre, déchirer.
Sous les grandes fenêtres, mon banc de forgeron, le monde entier est là, le point magique de l'univers. Pollock, Tapies, Giotto, Twombly, Piero della Francesca, Klee,
Rauschemberg, Jannis kounellis. Ils sont tous là... les artistes restent toujours des enfants. J'écoute Youssou'ndour, l'Afrique est là, dans mon atelier...
Aujourd'hui à 8h. 26m. Tout continue à être flou, encore flou, toujours flou....
"...via.. via.. vieni via con me...."
"...bianco-gesso..."
...dans mon atelier, je pense, je cherche, je trouve, je perds, et je me perd, je me retrouve et je dessine, je travaille, je gribouille et je peins, je brûle, je
coupe, je colle, je souffre et je joue, je ris, je siffle, je souffle, je regarde et je m'étonne, je me fache, je me fatigue, je m'enrage, je me repose, je peins et je repeins, dans mon
atelier. J'écoute du jazz, dans mon atelier, tout arrive, dans mon atelier...
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Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leurs poid l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
Charles Baudelaire